Dès sa naissance un versaillais sait qu'il se devra d'aller très loi. Déjà pour se rendre à la capitale il est obligé de prendre le train.J'ai grandi dans cette ville construite autours d'une petite cabane de chasse où le poids de l'histoire te rappelle qu'il faut que tu t'effaces. Afin de rentrer dans un rang d'enfants tous très sympas dont les principaux passe-temps sont le scoutisme et le bénévolat. Le carcan social est lourd, tout comme la masturbation rend sourd. C'est ce qu'ils me répétaient au catéchisme après les cours. Jamais un versaillais ne sera capable de faire de mal à une mouche.C'est impossible puisque au fond de lui il respecte bien trop la vie Moi c'est en grandissant à leurs côtés que je suis devenu. Un fervent défenseur en faveur de l'avortement ainsi que de l'euthanasie. Pour savoir à quoi ressemble une ville de province dans les années '60. Il n'y a pas besoin d'inventer de machine à remonter dans le passé. En partant de Paris il suffit de prendre le bon RER C .Je suis inquiet, toutes les rues d'ici semblent avoir une maladie. Je ne suis pas docteur ès ville mais je crois bien que c'est l'ennui.